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Les vingt-cinq ministres des Affaires étrangères de l'Union
europénne ont poursuivi lundi d'ultimes tractations avant le grand rendez-vous
des chefs d'Etat et de gouvernement, jeudi et vendredi à Bruxelles, qui doit
décider d'ouvrir les négociations d'adhésion de la Turquie.
Après une
ultime visite du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, à Bruxelles la
semaine dernière, la question de la date d'ouverture des pourparlers reste
toujours en suspens et sera tranchée au dernier moment par les chefs d'Etat et
de gouvernement.
Dans les coulisses bruxelloises, la date d'octobre 2005
circule avec insistance, mais les diplomates ne s'avancent pas ouvertement sur
ce point. Les négociations en la matière "sont ouvertes", s'est contenté de dire
lundi à Berlin le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende, qui
présidera ce Conseil européen décisif et qui a entrepris une tournée
préparatoire des principaux acteurs du sommet. Le chef de la diplomatie
française, Michel Barnier, a plaidé pour que l'ouverture des négociations se
fasse "au plus tôt au deuxième semestre 2005" et pas "pas plus tôt".
Sur
le contenu des négociations, les positions continuent de s'affronter, entre les
Etats très favorables à l'intégration de la Turquie et ceux qui sont prudents,
comme la France, voire réticents, comme l'Autriche. (AFP) |